Questions sur le GFF

C’est quoi le GFF?

Le Mécanisme de Financement Mondial en Soutien à Chaque Femme Chaque Enfant (GFF) est un nouveau mécanisme de financement qui peut contribuer à mettre fin aux décès maternels et infantiles évitables et à améliorer la qualité de vie et la santé des femmes, des enfants et des adolescents. Le GFF est un vecteur important auxquels les bailleurs de fonds ont recours pour soutenir la santé de la reproduction de la Mère, du Nouveau-Né, de l’Enfant et de l’Adolescent (SRMNEA). Le GFF influence
également la gouvernance nationale en facilitant l’élaboration d’une stratégie unique, collaborative pour la SRMNEA et le financement à long-terme. Le GFF est considéré comme un mécanisme pionnier et la Banque mondiale envisage de de l’introduire comme une nouvelle modalité de financement dans d’autres secteurs.

Quels sont les objectifs du GFF?

Le GFF est un partenariat multipartite en soutien de la Stratégie Mondiale pour la Santé des Femmes, des Enfants et des Adolescents du Secrétaire général des Nations Unies et des Objectifs de développement durable (ODD). Il comporte cinq objectifs :
Financer les plans nationaux pour amplifier et mesurer les résultats de la SRMNEA ;
– Soutenir la transition des pays vers un financement national durable de la SRMNEA ;
– Financer le renforcement des systèmes d’enregistrement à l’état civil et des statistiques démographiques ;
– Financer l’élaboration et l’affectation des biens publics mondiaux qui soutiennent de solides systèmes de santé ; et
– Contribuer à une structure de financement de la SRMNEA mieux coordonnée et rationalisée

La vision à long-terme du GFF est de mobiliser des ressources complémentaires pour combler les déficits de financement de la SRMNEA, et améliorer l’efficacité des dépenses au fil du temps. Jusqu’àprésent, le Fonds Fiduciaire du GFF a réuni des engagements de financement d’une valeur de 815 millions de dollars. Pour tenter de combler les déficits de financement et ne pas se concentrer  uniquement sur les financements accordés par les bailleurs de fonds, le GFF réunit des sources de financement nationales et étrangères en soutien de la SRMNEA. Le financement de la santé par le secteur public national (gouvernement) et par le secteur privé

Quel est le processus du GFF?

Le processus du GFF est assez complexe. Il est constitué par:

  • La sélection des pays suite à un tri suivant beaucoup de critères y compris les indicateurs de la SRMNEA, les ressources nationales, et le financement de la santé;
  • La création d’une plateforme nationale multipartite (gouvernement, société civile) dirigée par le gouvernement, chargée des opérations du GFF dans chaque pays. Cette plateforme est importante en ce sens qu’elle est mise en place pour la prise de décision;
  • La disposition d’une stratégie de financement de la santé ou stratégie à long-terme pour le financement du secteur de la santé de manière durable soutenue par le GFF. cette stratégie inclut un plan de mise en œuvre chiffré qui « présente les étapes à court-terme pour concrétiser les étapes et les investissements de la stratégie;
  • La disposition d’un dossier d’investissement qui est un plan de SRMNEA pilotés par les pays, nécessaires pour accéder aux fonds GFF.

Le GFF au Sénégal?

Le Sénégal fait partie de la deuxième vague de pays qui bénéficient du GFF depuis 2015. Le Sénégal a depuis 2015 commencé à impliquer les différentes parties prenantes (gouvernements, société civile, partenaires) pour créer une plateforme nationale multipartite; travailler sur la stratégie de financement et le dossier d’investissement validé au niveau national en juin 2018.

Le Sénégal saisit les opportunités offertes par le GFF pour améliorer plus rapidement ses résultats en matière de santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent(e) (SRMNEA), pour continuer à renforcer son système de santé et pour pérenniser les investissements destinés à l’expansion des services de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents.

Pour rappel, la mortalité maternelle reste élevée avec 315 décès pour 100 000 naissances vivantes (Banque Mondiale, 2015) ; et la sous-alimentation continue à entraver la réalisation de résultats avec notamment une prévalence de l’anémie de 60 pour cent (EDS, 2014).

Documentation approfondie sur ce lien:  https://pai.org/wp-content/uploads/2017/10/CSO-Guide-to-GFF_French.pdf

Ibrahima FALL

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