Journée mondiale de lutte contre le Cancer: Prévenir le cancer

World Cancer Day

Le 4 Février de chaque année est célébrée la journée mondiale de lutte contre le cancer. Le cancer constitue encore aujourd’hui une cause de mortalité importante dans le monde. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne et l’intérêt de cette journée est aussi de faire prendre conscience de l’utilité d’un dépistage précoce permettant d’arriver à une guérison. Le précédent article va développer sur les modes de prévention qui existent.

Comment prévenir le cancer?

Même si le cancer est une maladie dont plusieurs aspects demeurent encore mystérieux, il est possible d’adopter des habitudes de vie qui permettent de le prévenir. Voici quelques recommandations qui peuvent aider à diminuer les probabilités d’être atteint par le cancer.

Arrêter de fumer:

Principaux cancers concernés : poumon, vessie, pancréas
La fumée de cigarette contient au moins 3 500 composés distincts dont plusieurs contribuent au développement de cancers et causent le décès de 6 millions de personnes chaque année.

Protégez votre peau du soleil

Principal cancer concerné : peau

Plusieurs études ont démontré hors de tout doute que l’exposition excessive au soleil est synonyme d’un risque accru de cancers de la peau, dont le mélanome. L’application de crèmes solaires à des fins préventives réduit les risques de kératoses actiniques (précurseur de cancer cutané), de cancer spinocellulaires et de mélanomes. L’emploi d’écrans solaires avec un indice de protection d’au moins 30 est recommandé. Le plus important est d’éviter à tout prix les coups de soleil à tout âge, mais surtout chez les enfants.  Le bronzage en cabine est aussi à proscrire en raison de l’énorme risque encouru par l’exposition à des doses très élevées de rayons UVA cancérigènes.

Évitez le surpoids

Principaux cancers concernés : côlon, sein, endomètre

Le surpoids est un facteur important de risque de cancer puis qu’il entraîne la multiplication de certaines molécules inflammatoires qui favorisent le développement de mutations parmi les cellules précancéreuses, induisent un taux d’hormones stéroïdiennes et augmentent la résistance à l’insuline.

Faire du sport au moins 30 minutes par jour

Principaux cancers concernés : côlon, sein

Les personnes actives physiquement voient leur risque d’être touchées par plusieurs cancers être réduit considérablement. Le risque du cancer du sein et du côlon peut être réduit de 25 % et les cancers de l’endomètre, de l’ovaire, du poumon et de la prostate sont également moins fréquents.

Réduire la consommation de viandes rouges

Principaux cancers concernés : côlon, sein, pancréas

On sait depuis longtemps qu’une alimentation riche en viande rouge et pauvre en végétaux combinée à un surpoids corporel et à une forte sédentarité est associée à une incidence élevée de cancer colorectal.

Les effets néfastes des viandes rouges et des charcuteries sont nombreux : contenu calorique élevé, production de composés cancérigènes lors de la cuisson, contenu anormalement faible en acides gras oméga-3 anti-inflammatoires. Il est donc recommandé de remplacer la consommation de viandes rouges par d’autres sources de protéines : poisson, volaille, noix, légumineuses.

Consommer en abondance fruits, légumes et légumineuses

Les végétaux sont les seuls aliments capables de freiner la progression des tumeurs microscopiques qui se forment tout au long de notre vie. Ils produisent un arsenal de près de 10 000 molécules distinctes constituant une forme de chimiothérapie préventive créant un environnement inhospitalier pour les tumeurs microscopiques.

Les végétaux champions : ail, crucifères, caroténoïdes (carottes, épinard, tomates), petits fruits (bleuets, framboises, fraises), thé vert, noix, soya, graines et grains, huile d’olive, agrumes.

Limiter la consommation quotidienne d’alcool à 2 verres pour les hommes et 1 verre pour les femmes

Principaux cancers concernés : cavité buccale, sein

La fenêtre de consommation d’alcool qui permet de réduire le risque de mortalité est plus étroite qu’on peut le penser. Cette délicate balance fait en sorte qu’il est important de bien choisir le type d’alcool consommé. Plusieurs études suggèrent qu’une consommation modérée de vin rouge peut être bénéfique.

Dans la plupart des cas, le risque de cancer n’est pas dû à l’alcool en tant que tel, mais à l’acétaldéhyde produit au cours de son métabolisme. L’usage simultané d’alcool et de tabac crée un cocktail cancérigène particulièrement explosif.

Publication scientifique sur l’alcool et le risque de cancer – Éduc’alcool

Limitez la consommation des produits contenant beaucoup de sel

Principal cancer concerné : estomac

Des études ont révélé que la consommation élevée de sel est corrélée avec une augmentation du risque de cancer de l’estomac. Il est préférable d’utiliser les épices et aromates pour assaisonner nos plats quotidiens en remplacement au sel, car ils font partie des végétaux dont les bénéfices pour la santé incluent une action anticancéreuse.

Le curcuma est le grand champion de cette catégorie, mais le gingembre, le piment chili, la cannelle, la muscade, le sésame, le poivre, le persil, le romarin, la coriandre et le basilic sont également bénéfiques.

Autres gestes pour prévenir le cancer

La recherche des dernières années a également identifié plusieurs gestes de notre quotidien qui peuvent maximiser les bénéfices de la prévention de la maladie :

  • Les jeunes femmes devraient se faire vacciner contre le VPH (Virus du Papillome Humain).
  • Les mères devraient allaiter leurs enfants pendant une période de six mois.
  • Il faut limiter l’exposition à des substances chimiques cancérigènes responsables de la pollution de l’air ambiant ou de l’air à l’intérieur des habitations.
  • Dormir plus de 6 heures par nuit.
  • Développer des techniques de gestion du stress.

Source :

Béliveau, Richard, Denis Gingrasm Prévenir le cancer : comment réduire les risques, Trécarré, 2014, 263 p. Empruntez-le
UQAM Chaire en prévention et traitement du cancer : www.richardbeliveau.org
Extenso, Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal : www.extenso.org

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