Briser le tabou

Evoquer certains sujets de santé peut être délicat voire problématique pour les personnes notamment quand il s’agit du dépistage sur le VIH/SIDA. Une jeunesse sans SIDA traduit l’adoption de comportement responsable avec des choix éclairés pour son avenir.

Pour rappel, le test de dépistage est une intervention qui offre à une personne l’opportunité d’explorer confidentiellement son niveau de risque vis-à-vis du virus du Sida et de connaître son statut sérologique (c’est-à-dire si le virus est dans son sang ou non). Il est volontaire, anonyme et gratuit. Le dépistage est un moyen important de prévention de l’infection à VIH. Le dépistage constitue aussi un début de prise en charge ainsi que diverses autres prestations de services pour les personnes dépistées VIH positifs.

Le taux de prévalence du Sida dans la population générale a encore connu une baisse au Sénégal, selon le rapport 2016 de l’Onusida. Il est passé de 0,7 % à 0,5 %. Avec les campagnes de sensibilisation récurrentes, la communication développée autour du dépistage ces différents résultats ont été obtenus. Mais il reste beaucoup à faire pour réussir à atteindre les 90-90-90

 

A THIES, lors de leur 48H SRPF, les jeunes ambassadeurs ont organisé une stratégie avancée. Dans ce cadre,un dépistage sur le VIH et des causeries sur la SR ont été tenue pour les ados/jeunes au centre de santé de SAMPATHE.

Ce qui me frappe dans ces discussions c’est la conscience qu’ont les ados/jeunes sur les questions telles les grossesses précoces ou le VIH/SIDA. Certains reconnaissent que par manque d’information, elles s’adonnent à la sexualité précoce et entretiennent des rapports sans protection réguliers qui les conduits aux grossesses non désirées nous confient ils pour la plupart.

Quant à la question seraient ils prêts à discuter de la sexualité avec des membres de leur famille, ils répondent que même s’ils le veulent l’environnement n’est pas favorable au dialogue car le Sénégal est un pays à fort ancrage culturel même l’existence de centre permet de recueillir des informations. Pour eux, il faut briser le tabou et renforcer la communication car c’est dans l’ignorance que la plupart des jeunes se versent les conduisant ainsi à des comportements qui ne sont pas sains.

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Par ailleurs, sur la fréquence des centres certains jeunes sont réticents à l’idée de s’y rendre car l’accueil, la confidentialité, les heures, etc ne le plaisent pas forcément.

C’est pourquoi je pense que pour aider les jeunes les parents doivent prendre leur responsabilité en nouant le dialogue avec leur enfant à l’âge pubère. Il faut aussi améliorer l’accueil dans les centres en allouant un espace spécifique aux jeunes dont les heures arrangent les jeunes. Il faut aussi développer l’Education Sexuelle Complète comme cours dans les programmes scolaires et renforcer la communication pour un changement de comportements par les pairs éducateurs et les bajenu gox.

    Ibrahima FALL

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