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Dix éléments du succès de la planification familiale

Partout dans le monde, les programmes de planification familiale ont aidé les femmes et les couples à contrôler si et quand avoir des enfants, ce qui se traduit par d’énormes avantages pour les individus, les familles et les sociétés.

Les programmes dans les pays en développement répondent aux besoins de planification familiale de plus de 500 millions de femmes chaque année , évitant environ 187 millions de grossesses non désirées et évitant 2,7 millions de décès infantiles et 215 000 décès liés à la grossesse chaque année.

Au cours des 40 dernières années, la planification familiale a réduit les taux de fécondité dans les pays en développement, de six naissances par femme à environ trois par femme. Des taux de natalité plus faibles contribuent à un ralentissement de la croissance démographique, ce qui permet le développement économique et la durabilité environnementale. Malgré ces succès, le programme de planification familiale reste inachevé.

  • La moitié de toutes les grossesses dans le monde sont non planifiées ou non désirées .
  • Quelque 201 millions de femmes dans les pays en développement ont un besoin non satisfait en matière de contraception, c’est-à-dire qu’elles veulent espacer ou limiter les naissances mais n’utilisent pas actuellement de contraception.
  • Les programmes doivent s’étendre pour atteindre un nombre croissant de clients alors que la population mondiale continue de croître.
  • Les nouveaux changements financiers et administratifs mettent les programmes au défi de dépenser efficacement des ressources limitées .

Pour aider les programmes de planification familiale à réussir plus rapidement, nous avons distillé les leçons les plus importantes apprises sur 10 éléments cruciaux de programmes de planification familiale réussis, qui ont été identifiés par les professionnels de la planification familiale du monde entier.

  • Des politiques de soutien garantissent que les programmes de planification familiale occupent une place de premier plan dans l’agenda national avec des ressources financières adéquates.
  • La programmation fondée sur des données probantes utilise la recherche pour comprendre les besoins de la clientèle visée, surveille les progrès vers les objectifs du programme et évalue les réalisations du programme.
  • Un leadership fort et une bonne gestion aident les programmes à améliorer et à étendre les services, à intensifier les meilleures pratiques et à naviguer dans le changement.
  • Les stratégies efficaces de communication sur la santé utilisent un processus systématique et une théorie comportementale pour développer et réaliser des activités de communication qui favorisent et maintiennent un comportement sain.
  • La sécurité contraceptive garantit que les personnes sont en mesure d’obtenir et d’utiliser des contraceptifs de haute qualité quand elles le souhaitent.
  • Le personnel hautement performant possède les connaissances, les compétences, la motivation et l’environnement de travail appropriés pour fournir des services de qualité.
  • Les soins centrés sur le client permettent aux clients de trouver des méthodes contraceptives appropriées, de continuer à utiliser les méthodes choisies et de retourner chez un prestataire lorsqu’ils ont besoin d’aide ou d’une autre méthode.
  • Un accès facile aux services via divers points de livraison, tels que des cliniques, des canaux communautaires et des points de vente au détail, rend les méthodes contraceptives accessibles à davantage d’utilisateurs potentiels.
  • Des services abordables qui ciblent les subventions aux utilisateurs à faible revenu tout en déplaçant les utilisateurs qui peuvent se permettre de payer du secteur public vers le secteur privé maintiennent les services abordables pour tous les clients.
  • Une intégration appropriée des services , tels que la planification familiale avec les soins du VIH ou avec les soins de santé maternelle et infantile, peut répondre convenablement à un plus large éventail de besoins de santé pour les clients tout en étant plus efficace pour les programmes.

Hausse des grossesses précoces non désirées en période de confinement au Sénégal

Dans son dernier rapport, le Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) dénonce la menace qui pèse sur des milliers de jeunes filles au Sénégal. Le confinement partiel imposé pour lutter contre le Covid-19 a augmenté le nombre de grossesses précoces non désirées au pays.

La situation est alarmante. D’après les informations du Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep), de nombreux cas de grossesse précoce ont été signalés à Kolda, Sédhiou et Ziguinchor. La capitale Dakar n’est pas épargnée puisque de nombreuses jeunes filles sont tombées enceintes à Colobane, Fass, Médina et Gueule Tapée.

Au Sénégal, comme partout en Afrique, les grossesses précoces non désirées représentent un problème majeur pour les jeunes filles. En 2017 déjà, un rapport de l’ONG Plan International estimait que « pour les grossesses précoces, un taux de 71,9% est enregistré entre les classes de 6e et de 3e et un taux de 28,1% entre la 2nd et la Terminale ». En parallèle, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que les complications liées à la grossesse et l’accouchement causent déjà la mort de nombreuses filles âgées de 15 à 19 ans. A l’ère du coronavirus, la santé des jeunes filles enceintes est encore plus menacée.

Manque d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive

Après près de quatre mois de confinement partiel pour ralentir la propagation de la Covid-19, nombreuses sont les filles et les femmes qui ont des difficultés à accéder aux services et informations liés à leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs. D’autant plus que les jeunes femmes célibataires qui tombent enceintes subissent l’opprobre et la discrimination sociale et sont souvent rejetées par leurs parents voire renvoyées de l’école.

Mais ce n’est pas tout. Toujours selon Plan International, « une grossesse précoce a des conséquences catastrophiques non seulement pour la mère, mais aussi pour l’enfant« . Parmi ces conséquences, on peut notamment citer :

  • Risques pour la santé : Ces grossesses précoces sont très dangereuses aussi bien pour la mère que pour l’enfant : chaque jour, 194 filles meurent des suites d’une grossesse précoce. Pourtant, 90 % des causes liées à ces décès pourraient être évités. Les complications de la grossesse et de l’accouchement constituent la deuxième cause de décès pour les filles de 15 à 19 ans dans le monde. Ces décès sont généralement causés par le manque de centres de santé pour suivre ces grossesses à risque, ou d’argent pour y accéder.
  • Déscolarisation : 58 % des filles ne retournent jamais ou rarement à l’école après avoir eu un enfant. Ce chiffre augmente lorsque les filles sont aussi mariées.
  • Marginalisation : L’honneur de la famille repose sur la virginité des filles. Celles qui sont enceinte hors mariage sont donc victimes de discriminations et de marginalisation. Elles peuvent être rejetées par leur famille et deviennent ainsi vulnérables aux violences et abus, à l’esclavage domestique et à l’exploitation sexuelle.
  • Perpétuation du statut inférieur des femmes et de la pauvreté : Les mariages et les grossesses précoces maintiennent les filles dans leur statut inférieur à l’homme et ne leur permettent pas de sortir de la pauvreté. Il s’agit d’une situation injuste et d’un énorme potentiel perdu pour le développement des communautés et des pays.

article paru sur: https://allodocteurs.africa

Prendre en compte la santé sexuelle et reproductive en période de covid19

Depuis son apparition en Chine, le Covid19 a contaminé plus de 10 millions de personnes et causé plus de 500 000 décès à travers le monde. Avec une population estimée à 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique est touchée par la pandémie à un moment où plusieurs de ses pays, malgré les défis du sous-développement, étaient sur une trajectoire d’émergence. Au Sénégal, la COVID19 sévit officiellement depuis le 2 mars.

À ce jour, plus de 11 587 personnes ont été contaminées dont 242 décès, 3821 sous traitements et plus de 7523 personnes déclarées guéries*. Des décisions importantes ont été prises par les autorités pour faire face à la pandémie, avec notamment la mise en place d’un Fonds de riposte et de solidarité (Force Covid19) pour atténuer les effets sur l’économie nationale et pour venir en aide aux plus démunis.

La COVID19 freine ainsi l’élan des uns, aggrave la situation des autres et remet en cause les efforts de tous. Elle soumet à rude épreuve les systèmes nationaux de santé publique déjà vulnérables. Ce bouleversement aura également un impact profond sur la santé sexuelle et reproductive en général et plus précisément sur l’accès aux informations et aux services de planification familiale. Pourtant, ces dernières années, le Sénégal avait très bien avancé sur ces défis. En effet, la prévalence contraceptive moderne a augmenté de manière continue, passant de 16 % en 2012-2013 à 26 % en 2017**. Malheureusement, tous ces acquis risquent d’être perdus à cause de facteurs liés à la COVID19 :

  • Peur des individus de se rendre dans les structures de santé pour recourir à des services de santé reproductive ou de planification familiale ;
  • Indisponibilité des méthodes contraceptives liée à la fermeture des frontières ;
  • Ruptures de stock ;
  • Ressources de la planification familiale redirigées vers la riposte contre la COVID19.

La COVID19 a aussi eu comme conséquences dans nos régions une explosion des cas de violences basées sur le genre et des grossesses précoces. La mortalité maternelle a elle aussi augmenté ; alors qu’elle était de 236 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2018**, la présidente de l’association nationale des sages-femmes a fait état de 600 décès survenus les deux premiers mois de la pandémie au Sénégal.

En tant que jeunes, nous avions espoir qu’avec cette nouvelle décennie, tous les maux
auxquels nous sommes confrontés allaient disparaître. Les Objectifs du développement
Durable (ODD) ont en effet offert un très bon cadre de lutte contre la pauvreté, les inégalités et le changement climatique, promettant ainsi aux jeunes un avenir plus radieux. Malheureusement, la COVID19 est apparue comme un frein, en particulier pour les ODD 3 et 4.

L’ODD 3, relatif à la santé et au bien-être, est très menacé par la COVID19. En effet, même si les personnes âgées sont plus à risque, les jeunes sont aussi très touchés. Aussi, la COVID9 a amplifié d’autres problèmes pré-existants pour les adolescents et les jeunes comme les questions liées à la santé sexuelle et reproductive. Aujourd’hui, il est fait état d’une multiplication des cas de grossesses précoces. Les services de santé de la reproduction deviennent de moins en moins accessibles. Les budgets qui devaient être destinés à la promotion de la santé sexuelle et reproductive et à la planification familiale des adolescents et des jeunes sont en train d’être redistribués pour la lutte contre la COVID19. Concernant l’ODD 4 relatif à l’éducation, les élèves étant restés plus de trois mois sans aller à l’école, l’avenir de l’année académique est incertain. Cette fermeture des écoles ne sera pas sans conséquences.

Aujourd’hui, afin de consolider les acquis, il est plus que jamais nécessaire de maintenir, voire renforcer les programmes existants de santé sexuelle et reproductive et de planification familiale. L’Alliance Nationale des jeunes pour la Santé de la Reproduction et la Planification familiale (ANJSR/PF), consciente de l’enjeu de la situation, a lancé, deux semaines après l’apparition de la COVID-19 au Sénégal, un appel à action sur les réseaux sociaux.

L’objectif était d’interpeler aussi bien la société civile, l’État et ses partenaires techniques et financiers sur l’importance de continuer la lutte pour les droits en matière de santé sexuelle et reproductive en cette période de pandémie. Aujourd’hui plus que jamais, il faut prendre conscience que l’on devra vivre sous la menace du virus pendant encore quelques temps. Nous ne pouvons pas négliger toute une part essentielle de la santé plus longtemps. Il faut dès maintenant reprendre les bonnes habitudes. Les femmes peuvent reprendre leurs consultations prénatales et/ou pour la planification familiale et retourner dans les centres de santé en toute sécurité, sans risque d’y être contaminées.

Afin que cela soit effectif, il faudra :

  •  Faciliter l’accès aux méthodes à longue durée d’action
  •  Intégrer la planification familiale aux soins post-natal
  • Encourager et fournir les méthodes de planification familiale auto-soins
  • Transférer les compétences
  • Utiliser les médias sociaux pour sensibiliser et donner accès à la télémédecine
  • Mettre en place des stratégies d’atténuation pour assurer l’approvisionnement jusqu’au dernier kilomètre
  • Protéger le personnel sanitaire en fournissant le matériel nécessaire de manière régulière
  • Appuyer les organisations de jeunes dans leurs programmes en matière de santé sexuelle et reproductive.

Avec sa population jeune, la structure démographique du Sénégal est très favorable pour booster notre économie. Nous devons profiter de la situation et faire l’investissement nécessaire pour en tirer pleinement profit. C’est le moment de replacer la capture du dividende démographique dans les priorités nationales. Pour cela, la prise en charge de la santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale chez les jeunes est plus que jamais nécessaire dans cette période de crise.

Interview avec Fatou Diop SAMBE
Spécialiste en question de population, développement et santé
Point focal jeune PO/FP2020 Sénégal

AU SÉNÉGAL, LES FEMMES S’UNISSENT CONTRE LA COVID-19

« Le Sénégal compte plusieurs populations à risque dans le contexte actuel. Si le confinement total est déclaré, ces personnes seront dans l’impossibilité de subvenir à leurs besoins élémentaires de protection et d’alimentation. » – Groupe de riposte à la COVID-19 des organisations de femmes au Sénégal.

Situation liée à la COVID-19 au Sénégal

À l’instar du reste du monde, le Sénégal fait face à la pandémie de COVID-19 depuis que le premier cas a été déclaré sur son territoire, le 2 mars dernier. Contrairement à ce que craignait initialement l’Organisation mondiale de la santé, le coronavirus ne semble pour l’instant pas avoir pris l’ampleur sanitaire redoutée sur le continent africain. Au Sénégal, on dénombre, en date du 5 juin, 4 155 cas confirmés, 2 776 guérisons et 51 décès, des chiffres à prendre avec précaution, puisque toutes les personnes présentant des symptômes ne sont pas testées.

Fort de son expérience dans la lutte contre le virus Ebola en 2013 et 2014, le gouvernement sénégalais a rapidement réagi en proclamant l’État d’urgence, une décision assortie de nombreuses mesures visant à limiter la propagation de la COVID-19 : fermeture des frontières, interdiction des rassemblements, arrêt des transports entre les villes, réduction du nombre de places dans les transports publics, obligation de porter le masque dans les lieux publics, promotion des gestes barrières et couvre-feu strict de 21 h à 5 h. Des mesures qui ont été assouplies au fil des semaines. Le président sénégalais a également annoncé un plan de soutien de plus de 1,5 milliard de dollars canadiens au secteur de la santé, aux ménages, aux entreprises et aux membres de la diaspora.

Les dispositions prises par le gouvernement afin de limiter la propagation du virus ont particulièrement affecté les populations les plus vulnérables (enfants des rues, talibés, travailleuses domestiques, commerçantes, familles pauvres, vivant dans la rue et de mendicité, etc.) car elles vivent de l’économie informelle et ne sont pas en mesure de s’approprier les consignes sanitaires diffusées en français.

Les femmes et les filles sont particulièrement affectées

Dans le contexte actuel, la santé des femmes est particulièrement à risque au Sénégal. D’abord parce qu’elles sont surreprésentées parmi le personnel de santé de première ligne, mais aussi parce que l’accès à la santé sexuelle et reproductive devient plus compliqué du fait de la réallocation des ressources médicales à la lutte contre la pandémie. Certaines femmes peinent à bénéficier du suivi dont elles ont besoin durant leur grossesse, d’autres à accéder aux produits contraceptifs, d’autres encore à se procurer des produits hygiéniques menstruels indispensables.

Beaucoup de femmes se retrouvent également dans des situations économiques et sociales plus précaires qu’auparavant. La fermeture des écoles et l’arrêt de nombreuses activités économiques ont provoqué une augmentation de la charge de travail domestique pour les femmes, tout en affectant considérablement leurs revenus.

Dans les foyers, l’incertitude financière et autres tensions sont généralement exacerbées par le confinement et le couvre-feu. Les femmes sont donc particulièrement vulnérables aux violences conjugales et autres formes de violence basée sur le genre.

 « Depuis le début de la pandémie, il a été enregistré plus de 100 cas de violences conjugales, dont un seul exercé sur un homme. On peut affirmer sans risque de nous tromper que la COVID-19 a aggravé ces violences », affirme Ndèye Dieumb Diagne de l’Association pour la promotion des femmes sénégalaises (APROFES) à Kaolack.

Les organisations de femmes se mobilisent

Avant même l’annonce des mesures prises par les autorités sénégalaises, les organisations de la société civile qui œuvrent en faveur des droits des femmes et des filles avaient déjà commencé à se mobiliser et à amorcer des initiatives d’accompagnement et d’appui aux populations les plus vulnérables.

À l’initiative du Réseau Paix et Sécurité des femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO), partenaire du CECI dans le cadre du projet Voix et leadership des femmes au Sénégal (VLF – Sénégal), un groupe de riposte à la COVID-19 a été constitué pour collecter et distribuer des denrées alimentaires, des masques et d’autres produits hygiéniques. Initialement composé de 5 organisations, le groupe de riposte en compte désormais 50.

De plus, des actions de sensibilisation dans les différentes langues nationales sont menées par ces organisations sur l’ensemble du territoire sénégalais, notamment par le biais de discussions sur les ondes des radios communautaires et du porte à porte. Certaines organisations ont également réalisé des capsules vidéo de sensibilisation qu’elles diffusent sur les réseaux sociaux.

Les organisations de femmes ont aussi souligné l’importance de sensibiliser les décideurs et décideuses politiques aux conséquences disproportionnellement élevées de la pandémie sur les femmes et les filles, et à la nécessité de mettre en œuvre des mesures d’atténuation adéquates.

Accompagner l’élan de nos partenaires

Le projet VLF – Sénégal est déterminé à accompagner l’élan de ses partenaires pour lutter contre la propagation de la COVID-19 et limiter l’impact de la pandémie sur les femmes et les filles.

Un appui spécifique est offert pour faciliter la participation de nos partenaires à des émissions de radio et de télévision afin de sensibiliser la population sénégalaise aux impacts économiques et sociaux inégaux du coronavirus et de prévenir les violences basées sur le genre. Cette sensibilisation se fait en collaboration avec les leaders religieux, qui sont des acteurs incontournables au Sénégal pour la protection des personnes marginalisées.

Pour répondre à l’absence de prise en compte des impacts psychosociaux que la pandémie engendrerait chez le personnel soignant, largement féminin, le projet VLF – Sénégal appuie la mise en place d’une cellule d’écoute et d’orientation psychosociale qui leur sera réservée. Du matériel médical et des denrées alimentaires sont également mis à leur disposition.

Le projet soutient également la mise en place, par les organisations partenaires, d’une cellule d’écoute et d’accompagnement pour les femmes et les filles victimes de violences.

Enfin, un appui stratégique est offert aux organisations partenaires pour les aider à élaborer et à mettre en œuvre des actions de plaidoyer auprès des autorités nationales et locales, appelant ces dernières à inclure un nombre significatif de femmes dans les instances de gestion de la crise du COVID-19 et à prendre en compte les droits des femmes et des filles ainsi que la prévention des violences à leur encontre dans son plan de riposte.

Source:

https://www.ceci.ca/fr/nouvelles-evenements/au-senegal-les-femmes-sunissent-contre-la-covid-19

Moussé FALL, un imam engagé pour la planification familiale en Afrique de l’ouest francophone

La religion musulmane ne s’oppose pas à la pratique de la planification familiale dans la mesure où « elle peut sauver des vies ». Cette phrase de l’imam Moussé FALL du réseau Islam et Population en dit long sur son engagement. Ainsi, à travers cette interview, Imam Moussé nous parle de l’importance de la planification familiale en Afrique de l’ouest francophone. 

 

Source: https://www.youtube.com/user/oscpfafrique

Sénégal: le déficit d’information en santé à l’origine de 1.222 cas de grossesses en milieu scolaire en 2018

Au Sénégal, le Groupement pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep) a répertorié 1.222 cas de grossesses dans 427 établissements scolaires en 2018, selon Abdou Aziz Camara, expert en charge de l’éducation à « Dilver for good », une campagne de plaidoyer pour l’implication des filles et des femmes pour l’atteinte des Objectifs de développement durables (Odd).

Ces filles sont âgées de 14 à 19 ans, dit-il lors d’un atelier de formation des journalistes sur cette campagne déroulée par le réseau « Siggil Jigeen ». Dans ses propos rapportés par le quotidien national ‘Le Soleil’, il souligne que le constat est que les élèves n’ont pas accès à l’information pour la santé et la reproduction.

De son avis, 135 cas de grossesses ont été notés à la même période dans les départements de Guédiawaye et Pikine (banlieue de Dakar), zone d’intervention du programme qui cible les communes de Mbao, Keur Massar et Rufisque Est.

D’après les recherches qu’ils ont effectuées, dans le cadre de cette campagne, la sexualité est précoce en milieu scolaire. Elle démarre à partir de 15 ans. Selon l’expert, souvent, les grossesses sont le fruit de relations sexuelles entre élèves, même si dans de faibles cas, les enseignants sont responsables.

Compte tenu de ce fait, Abdou Aziz Camara a préconisé l’élaboration d’une politique de communication et de sensibilisation, mais aussi l’instauration de l’éducation sexuelle à l’école, qui à ses yeux, est « devenue impérative »

Article tiré de:  https://www.pressafrik.com

3éme atelier des points focaux francophones : déclaration des points focaux FP2020

S’est ouvert à Dakar, à l’hôtel Radisson, le 3éme atelier des points focaux FP2020 des pays francophones. Pour cette 3éme rencontre, les points focaux jeunes FP2020 se sont illustrés et ont marqué cet important événement à travers une déclaration forte interpellant les décideurs, les partenaires à davantage impliquer les jeunes dans les étapes des projets et programmes.

Déclaration des points focaux Jeunes FP2020

Nous, Points Focaux Jeunes FP2020 et représentants des jeunes et d’organisations de jeunesse de l’Afrique Francophone présents à l’Atelier des Points Focaux à Dakar et ayant participé à la session sur l’implication significative des Jeunes dans les programmes et projets de SDSRAJ interpellons une fois encore les différents acteurs ici ici présents et ceux absents sur les avantages de l’implication des jeunes dans les programmes de SDSRAJ.
Pendant longtemps les jeunes en tant que bénéficiaire de services et activistes sont relégués au second rang. Ils sont bien souvent les derniers à être consulter pour boucler la mise en place d’un programme ou projet de SSRAJ. Par ailleurs ils sont simplement considérés comme preneur de services et non preneur de décision.
Ce qui est bien souvent à la base des échecs croissants et baisses de performances que l’on observe à la fin de quelques projet et programmes de SSRAJ. Il convient de le noter que l’Implication Significative des Jeunes est l’un des moyens sûr et rassurant pour l’atteinte des programmes et projet de SSRAJ.
A travers cet atelier fort important et historique dans l’histoire du mouvement FP2020, nous voudrions marteler que l’ISJ implique aussi la responsabilisation des jeunes dans la mise en œuvre de projets et initiatives locales. Nous appelons :
La Société Civile ici présente à :
– Davantage impliquer de façon concrète et mesurable les jeunes dans la mise en œuvre des initiatives de défense des DSSR
– Toujours responsabiliser les adolescents et les jeunes dans les processus de plaidoyer sur les politiques, lois et programmes mondiaux, nationaux et infranationaux qui les concernent; par des mécanismes formels et informels,
– Fournir et gérer des services de santé reproductive aux adolescents et aux jeunes avec un accès facile aux produits et aux technologies de la santé en matière de reproduction.
Gouvernement :
– Initier la mise en place de politiques fortes qui garantissent l’épanouissement de la jeunesse
– Inclure la santé sexuelle et le développement des adolescents et jeunes dans les programmes d’éducation et de formation des prestataires de services,
– Donner la priorité à la collecte de données quantitatives et qualitative sur les adolescents, qui peuvent être ventilées par âge, sexe, état matrimonial et autres caractéristiques définissant qui elles sont et ce qu’elles veulent.
Ptfs
– Facilitez les mécanismes d’appui des activités des Jeunes Points Focaux avec emphase sur les actions de proximité, de plaidoyer et redevabilité à l’échelle internationale et dans les pays

déclaration des points focaux jeunes fp2020
Déclaration des points focaux jeunes FP2020 3éme atelier FP2020 des pays francophones

Campagne Deliver For Good Sénégal: les objectifs du Groupe Thématique Santé

La campagne Deliver for Good est une initiative de plaidoyer qui suscite un changement durable pour et par les filles et les femmes afin de faire progresser la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD)

Cette campagne est pilotée par une vaste coalition de partenaires sénégalais appartenant à des organisations locales, à la société civile et à des organismes jeunesse ainsi que de champions œuvrant au sein des différents ministères du gouvernement du pays. Les membres de cette coalition possèdent de l’expertise dans de nombreux domaines touchant les conditions de vie des filles et des femmes.

Les objectifs du groupe thématique santé:

Au Sénégal, la coalition Deliver for Good met le focus sur trois domaines d’interventions que sont la santé (ODD 3), l’éducation (ODD 4) et l’accès aux ressources (ODD 7). Les jeunes ambassadeurs SRPF Sénégal font partie du groupe thématique santé. Ce dernier travaille sur deux objectifs de plaidoyer que sont la mobilisation des ressources pour le financement du plan d’action additionnel PF des adolescent·e·s et jeunes et l’adoption du décret d’application de la loi 2005-18 du 05 Août 2005 relative à la santé de la reproduction. Le groupe thématique va concentrer ainsi ses efforts pour l’atteinte de ces objectifs importants pour la santé des adolescent·e·s et jeunes.

Ibrahima FALL

Rapport entre la planification des naissances et la pauvreté.

En faisant mes recherches aujourd’hui je suis tombé sur cette vidéo riche en enseignement du Pasteur Marcelo TUNASI sur le rapport entre la planification des naissances et la pauvreté.

Un message important? « Si tu ne sais pas planifier les enfants, tu seras pauvre ». Ce discours un excellent message à faire comprendre à la population pour leur permettre de comprendre l’importance d’espacer les naissances et l’investissement dans l’éducation des enfants.

Bon visionnage

La planification familiale et les Objectifs de développement durable

Les Objectifs de développement durable représentent un nouveau paradigme de développement qui adopte le concept d’universalité et relie le destin et le bien-être de toutes les personnes et de tous les pays. Les 17 Objectifs de développement durable sont organisés selon 5 thèmes : les personnes, la planète, la prospérité, la paix et le partenariat.

Il est absolument indispensable d’atteindre l’objectif de FP2020 (permettre à 120 millions de femmes et de jeunes filles de plus d’utiliser des contraceptifs d’ici 2020) afin d’atteindre les Objectifs de développement durable 3 et 5, qui visent à obtenir l’accès universel à la santé et aux droits reproductifs et sexuels et à l’égalité des sexes.

La vidéo qui suit nous permet de comprendre la corrélation entre la Planification familiale et les Objectifs de Développement Durable.

Bon visionnage